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2 mai 2005
Nominations chez Diffusion YFB

2 juin 2003
Croissance fulgurante chez Diffusion YFB : Partie 1 : Les signatures

2 juin 2003
Croissance fulgurante chez Diffusion YFB : Partie 2 : Les licences étrangères

2 juin 2003
Croissance fulgurante chez Diffusion YFB : Partie 3 : L’infrastructure

23 septembre 2002
L’âme et la machine : Partie 1 : la machine

23 septembre 2002
L’âme et la machine : Partie 2 : l’âme

18 septembre 2002
Six semaines de petite gloire pour Diffusion YFB

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

L’âme et la machine
Partie 2 : l’âme

Il y eut, il y a, et il y aura toujours Lapointe. Si l’ange noir au rire moqueur qu’il réserve pour l’intimité peut prétendre à une place dans l’histoire de la musique locale, imaginez sa place dans la petite histoire de l’entreprise. Et il en aura fortement défini l’âme : loyauté, intransigeance, entêtement, amitié, plaisirs et drames qui tissent les plus belles histoires. Cette relation privilégiée avec l’Artiste, celui qui ne se peut plus d’aimer et de crier, de créer et de craindre tant la solitude que la lumière que le noir que la foule que la pression que… la business, l’Artiste est notre âme à nous.

Montréal, le 23 septembre 2003 – À force de parler de business, à force de réclamer légitimement l’aide de l’État pour mieux soutenir la création et la diffusion de la création locale, on a fini par oublier, parfois, l’essence même de notre travail : la création, la musique, le rire, l’émotion que nous, entrepreneurs, pouvons transporter, mais qu’eux seuls, artistes, savent créer.

Ce fut donc un défi stimulant que de souhaiter, d’espérer et de solliciter de nouveaux artistes pour œuvrer avec nous, pour accepter nos services à titre de pont entre eux et le public.

Il y eut d’abord Stéphane Dufour, dès 1999, prolongement réciproque d’Éric Lapointe à la guitare et qui nous promet sous peu un nouvel opus.

Puis il y eut Mélanie Renaud, qui traverse la carrière de Lapointe un seul moment pour en séduire l’organisation, et qui connaît un peu, enfin et à son tour les joies du succès, devançant même son parrain au Palmarès des ventes, mais avec une chanson qu’il lui aura écrite.

Il y a ensuite l’honneur extraordinaire de pouvoir travailler avec une Dame, une auteure, compositeure et interprète qui sait donner à chacun de ces mots leur plein sens. Travailler avec Laurence Jalbert, c’est gagner du galon, de la stature, saisir un peu mieux l’essence même de l’artiste au talent exceptionnel.

Puis nous croisons l’Aventure. Le danger du défi plus grand que nature : Caroline Néron non seulement veut concrétiser son rêve de chanter – ce qu’elle fait avec tout le charisme qu’on lui connaît – mais aussi nous confier sa carrière de comédienne, locale, canadienne, et qui sait…

Il y a des erreurs qu’il faut savoir corriger. Nous avons laissé une fois passer Vénus 3, même si et peut-être parce que le gérant, Jean-François Amiot, est un ami de la famille, mais pas deux fois. Vénus 3 lanceront donc sur étiquette D7 leur second album le 11 novembre.

Nous avons patiemment courtisé la Bête, avons laissé les autres s’y frotter, mais nous ne connaissions que trop bien Luc Lemire (Possession Simple, Éric Lapointe) pour ne pas souhaiter ardemment mettre sous contrat Funkafones, une institution de l’underground, défiant toute étiquette et développant dans le secret une mixture qui ne sera administrée que le 4 novembre, sur D7 bien sûr.

Jusque là, nous avons le paisible bonheur de nous ébattre dans notre culture bien à nous. Nous commercialisons le français, mais écoutons un peu de tout. Et un peu de ce tout finit bien sûr par séduire, et donner irrésistiblement le goût du risque. Ainsi naît D7 Recordings, bien sûr penchant canadien de Enregistrements D7.

Les coupables : Archive. Un trio de créateurs londoniens avec qui la première rencontre se clôturera dans les bras les uns des autres. C’est le coup de foudre pour l’album You all look the same to me en janvier 2002 à Paris, puis le coup de foudre pour des gars tellement attachants qu’on vous les emmène – probablement - en tournée en novembre.

Tant qu’à créer une étiquette canadienne, allons-y à fond de train. Coup de cœur encore pour l’album de genre americana Filth and Fire de la Louisianaise Mary Gauthier. Terre inconnue, fascinante : les Prairies ne seront plus jamais les mêmes!

Puis nous entrons dans les nouvelles, ce qui n’a pas été annoncé, et qui, espère-t-on saura surprendre et plaire. D’abord Jesse D. Vernon de Bristol avec l’album Morning Star, indéfinissable, ambiant, qui crée le sentiment d’être ailleurs tant et si bien que seul le Découvreur, Pierre Fortier, sait en parler convenablement.

Retour en terre française, sous licence cette fois de la très prestigieuse figure de proue de l’indépendant européen Naïve : Lord Kossity, récipiendaire d’un prix Victoire de la musique française avec son hip-hop décapant et drôle, humoristique et porté par un charisme qui transcende les genres. Disponible dans quelques semaines.

Et sous licence similaire, Melvil Poupaud, transfuge du plateau de cinéma au studio d’enregistrement, synthèse des genres, chanson française et pop intelligente, provocant une petit repli sur soi très confortable, très souriant, et sans une certaine arrogance… Dans quelques semaines aussi.

Mike Gauthier nous laisse un message : à écouter absolument, à rencontrer, à signer! Jeronimo. Un groupe belge. Ça a été rapide, et ça devait l’être. Aussitôt obtient-on de ces nouveaux et extraordinairement joviaux amis belges du label Anorak Supersport (!) l’engagement que ce sera chez nous que ça se passera, la course des majors qui leur font la cour commence. Alors pour l’alternatif attendri Jeronimo, ce sera la major partout au monde, sauf en Belgique, et au Québec. Quelques semaines là aussi…

Le showbusiness offre de bon emplois, stables, passablement bien rémunérés, et dont les bénéficiaires ont à la fois des attentes et des projets. Ainsi, Mathieu Lavoie, dont la voix polymorphe se compare à un échantillonneur tant elle va partout, Mathieu Lavoie donc nous sollicite pour négocier son contrat de chanteur sur Varekaï, le nouveau méga-tube-hit-succès-triomphe de Dominique Champagne et du Cirque du Soleil. On ne le laissera plus partir.

Il y a eu une fuite. Une obligation de révéler. Mais nous étions prêts. Des créatures irrévérencieuses, directes, intransigeantes, festives à l’excès, nous connaissons! Nous avons donc le plaisir d’accueillir parmi nos artistes et associés un nouveau ti-n’ami de party pour Éric Lapointe. Tout aussi baveux – quoiqu’il a changé, il le jure – Maxim Martin. Quelle belle épopée ce sera!… Oui, le spectacle ne sera présenté à Montréal que plus tard, et plus drôle encore, et plus stimulant encore, et plus intelligent encore. Plus, plus, plus…

Bien avant Diffusion YFB, il y eut Paradigme. Avec les Possession Simple et French B de ce monde, nous faisions dans l’alternatif. Et ça ne se perd pas. Alors en mettant la main sur Jean-Pierre Mathieu, maître de la promotion radio chez nous, nous nous sommes subrepticement appropriés les droits sur son groupe Dhotch, qui sera un des rares à avoir su marier son lourd et mélodies accrocheuses. Déjà en marché, et une récidive viendra.

Fin de la première vague pour Diffusion YFB qui œuvre avec désormais avec 17 artistes, le bonheur pour qui a entendu les maquettes, l’orgasme pour qui a vu le spectacle, l’Atlantide pour qui les met sous contrat : le retour de See Spot Run. La carte à puce de D7 Recordings qui donnera accès à tout le Canada, au moins. Déjà bardés de numéro 1, rares parmi les canadiens à y être parvenus, ces gars-là ont le métier, le sens viscéral du hook, la mélodie en pleine poire, le talent brut dont on ne se lasse plus, et le sex appeal qui fout le bordel dans le bureau. Un album pour le printemps 2003, mais dans quelques instants, voyez plutôt…

C’est une première vague. Il y en a d’autres en négociations, donc une seconde vague dans quelques semaines.

Nous voudrions vous confier à chacun de ces artistes pour trente minutes, et ce serait l’épuisement. Toutes les formes d’émotions que l’humain puisse connaître, des genoux au cerveau, ils vous les auraient fait traverser sans pitié, du rire aux pleurs, du dépit à la jalousie, du désir à la transe…

Jusqu’aux tréfonds de l’âme.

 

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Source :
(514) 522-8110, poste 222

 


Hugo Lapointe Jeronimo Ariane Gauthier

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